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Cérémonie de remise des diplômes du bac 2017 : Le président de la République honore la promotion « Fathi Chamsan » (23/07/2017, LaNation)

Le président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh a présidé jeudi dernier la cérémonie de remise de diplômes aux jeunes mentionnés de la session 2017 du baccalauréat général et technologique. Cette année, la promotion  « Fathi Ahmed Chamsan » a battu tous les records avec plus de 480 mentionnés et un taux de réussite de près de 45 % à l’issue du second groupe d’épreuves. Temps forts d’une cérémonie qui s’est déroulée en simultanée dans la capitale et dans les régions…

Le président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh, partageait sa tablée avec le jeune Liban Ibrahim Othman, major de la promo « Fathi Chamsan » et le ministre de l’éducation nationale, M. Moustapha Mohamed Mahamoud, grand artisan des succès inédits engrangés lors de cette session du baccalauréat général et technologique. Outre le  gratin des 480 mentionnés au baccalauréat session 2017 tous invités au Kempinski palace, il faut signaler que des membres du gouvernement et des personnalités ont été dépêchées dans les régions pour diriger la même cérémonie qui se déroulait en simultanée dans chaque chef lieu.

Le chef de l’Etat tenait à honorer de sa présence cet événement en partageant la joie de ces centaines de jeunes lauréats rayonnant sous leurs merveilleuses écharpes ! « La promotion des bacheliers des cette année coïncide aussi avec la 40ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale. Vous êtes donc chers bacheliers, chères bachelières une promotion qui servira de repère dans la grande histoire de notre pays. Permettez que je vous félicite, vous tous ainsi que vos parents mais aussi vos enseignants. Ce diplôme consacre vos efforts et vos labeurs, pas seulement au cours de cette année mais de toutes vos années de scolarité. Ce diplôme vous permet de continuer votre aventure sur le chemin du savoir, de la connaissance et de la formation. Savourer ces instants précieux chers bacheliers, chère bachelières. Partagez-les avec vos familles et vos proches et soyez prêt pour la rentrée universitaire » a chaleureusement déclaré le président à ses jeunes convives du jour.

…Sous le signe de la mémoire. En cette année où le pays célèbre ses 40 ans, le patrimoine mémoriel aura été outrageusement commémoré. D’abord à travers l’hommage à un Grand Commis de l’Etat et un fidèle serviteur de l’Education nationale, en la personne de Feu « Fathi Ahmed Chamsan », ancien directeur de cabinet du chef de l’Etat, qui « a consacré la quasi-totalité de sa carrière professionnelle à l’Education Nationale, qu’il a servi à tous les échelons » comme l’aura rappelé le président Guelleh. La mémoire également du parcours de notre système éducatif durant ces 40 dernières années. D’où l’idée ingénieuse et lumineuse du MENFOP qui a invité les 7 premiers bacheliers du pays, qui ont décroché leurs précieux sésames en Juin 1977, à la veille de l’indépendance.

Au nom de ses congénères, Mme Ismahan Mohamed Hadi, mentionnée au bac A1 de l’époque, s’est émue devant ses jeunes compatriotes bacheliers de cette année : « 1977 ! 40 ans déjà ! C’est à la fois si proche et si lointain…Si proche, car en voyant le bonheur de nos jeunes lauréats, nous pensons au jour où nous savourions, nous aussi, mes condisciples et moi, la joie que procure la réussite et le sentiment du devoir accompli. Je profite de l’occasion qui m’est offerte pour féliciter les bacheliers de l’année ». Mme Ismahan a ensuite témoigné du parcours de notre école publique « 1977 donc …Imaginez mes chers bacheliers, un système éducatif, qui ne tient pas compte de votre identité, de vos racines, de votre culture, de votre religion… Imaginez des programmes scolaires ,utilisant des manuels ,qui ne vous représentent nullement ,et qui véhiculent une histoire qui vous est totalement étrangère, alors qu’aujourd’hui, tout en restant ouvert au monde qui vous entoure , vous avez ,grâce à l’encadrement bienveillant d’un corps professoral ,à qui je rends hommage au passage, cette chance de vous sentir légitimes dans la place qui est la vôtre et non exclus »

…Transformer le pays à travers son école. Une rétrospection entièrement partagée par le président Guelleh qui a «saisi  le contexte du quarantième anniversaire de notre nation » pour évaluer « le chemin parcouru par notre pays pour accéder à un enseignement inclusif ». Ce qui a valu au président Ismail Omar Guelleh de rappeler que « pendant longtemps notre Education nationale n’avait de nationale que le nom. Notre enseignement, de la primaire jusqu’au Lycée, était un immense déversoir de savoir, dépourvu de toute allusion à notre réalité sociologique ou économique. L’offre de savoir, très élitiste et donc très discriminant, ignorait la majorité de nos compatriotes. On pouvait difficilement continuer sur cette trajectoire pour bâtir une nation fière de son identité et de sa culture ».

L’école publique reste le cheval de bataille privilégié du chef de l’Etat, qui a défendu son « projet de société qui faisait dès 1999 de l’Education nationale le socle de toutes les transformations de notre pays.» C’est donc fier et fort de son bilan que le président s’est fendu d’un commentaire glorieux des « Etats généraux » qui ont permis de  repenser de façon consensuelle et participative « les finalités et les objectifs de notre enseignement ». Avec un résultat dont il s’est délecté presqu’outrageusement« Aujourd’hui, nous pouvons être fiers d’avoir un diplôme entièrement national. Comme nous pouvons être fière aussi d’avoir des universités nationales qui forment sur place les futures élites de notre pays. Je salue au passage le travail méritoire du ministère de l’éducation national et de la formation professionnelle qui est l’acteur principal de cette mutation ».

…Des résultats inédits. Cette session 2017 du baccalauréat général et technologique fut résolument celle de tous lesrecords. Les taux de réussite d’abord en nette hausse qui ont fait le bonheur du MENFOP, M. Moustapha Mohamed Mahamoud qui s’est fait un honneur de saluer « le travail et les efforts du personnel d’encadrement, tangibles eu égard aux taux de réussite, en sensible hausse, obtenus à l’OTI, au BEF et, aujourd’hui, au baccalauréat où nous sommes passés de 29,3%  à 44,9%, soit une hausse de 15% par rapport à l’année dernière. Par ailleurs, les séries scientifique et littéraire se sont démarquées cette année par une hausse sensible de leur taux de réussite et du nombre considérable de mentions obtenues ».

Autre motif de satisfaction pour le MENFOP, l’organisation parfaite et le dispositif impeccable depuis les préparatifs jusqu’à l’annonce des résultats en passant par l’organisation. M. Moustapha Mohamed Mahamoud a rendu hommage aux « parents, proches et professeurs » des lauréats mais aussi aux « proviseurs et tout [son] département qui, chaque année, œuvre, peine et se démène pour optimiser la qualité du baccalauréat et son organisation complexe et colossale ».

Le ministre a salué par ailleurs «l’organisation facilitée cette année, par la plateforme des examens, entièrement opérationnelle, qui a permis une gestion efficace, une information continue, une communication des résultats en temps réels». Il a également remercié l’Agence Nationale des Systèmes d’Informations de l’Etat (ANSIE) qui « a hébergé et sécurisé notre plateforme ». Il s’est félicité enfin de la grande nouveauté de l’année : «  l’authentification numérique du diplôme du baccalauréat. Oui, nos diplômes sont désormais sécurisés et scellés par un certificat d’authenticité numérique »

…Ambition irrésistible. Devant le chef de l’Etat, les membres du gouvernement et ses 480 camarades mentionnés qu’il a surclassé, la vedette du jour, le jeune Liban Ibrahim Othman, major de sa promo, n’a pas boudé son plaisir d’avoir décroché le « St Graal » « Ces années passées à l’école furent denses, non seulement en apprentissages mais aussi en rencontres, en échanges et en émotions fortes. Nous sommes passés d’une graine à l’avenir incertain, à un arbre qui donnera ses fruits, dans un avenir très proche, insha Allah » a-t-il raconté, mettant l’accent sur son ambition et ses projets d’avenir. Celui qui veut se dédier à l’étude de la médecine pour se spécialiser en chirurgie cardiaque, a appelé ses camarades à « se mettre au travail dès maintenant », les défiant de ne surtout pas croire « que le bac, c’est la fin de vos études comme le pensent certains mais plutôt la clé  d’accès à l’université et plus tard, elle vous ouvrira la porte de la vie professionnelle ».

Le mot de la fin fut surtout un conseil judicieux du petit génie à ses amis « Sachez que tous nos efforts sont dédiés à notre bien-être personnel, familial, notre épanouissement professionnel, et une cause plus noble : celle de développer notre nation et améliorer les conditions d’études de la future génération. Mesdames et Messieurs, sans vous ennuyer, plus, savourons notre réussite et célébrons-la. Faisons-nous la promesse qu’elle sera la première d’une longue série de succès et de réussites, insha Allah. »

Notons que les meilleurs lauréats dans chacune des filières ont reçu des mains du chef de l’Etat leurs diplômes et des prix ainsi que des récompenses. Bravo donc aux jeunes lauréats de la promotion Fathi Chamsan du baccalauréat général et technique 2017.