Actualités

Post- Scriptum : Le temps de l’auto-évaluation (04/04/2018, La Nation)

Depuis la semaine dernière la présidence de la République abrite des réunions de hauts niveaux dirigées par le chef de l’Etat, M. Ismaïl Omar Guelleh et qui regroupe des membres du gouvernement et leurs proches collaborateurs. Au centre des discussions de ces rencontres des questions importantes comme l’énergie, l’emploi et l’insertion professionnelle, la jeunesse, la place de la femme dans le développement socio-économique de notre pays etc…

Chaque après midi, durant plus de trois  heures, autour du chef de l’Etat des discussions s’engagent et souvent avec franchise et en toute objectivité.

Le but recherché ? Une meilleure coordination des différents départements pour parvenir à une synergie des actions entreprises pour la marche de notre pays vers un développement harmonieux. Le Président de la République donne toujours le ton  et attire l’attention des  participants sur une priorité, celle  que tout un chacun doit se retrousser les manches  et surtout les cadres du pays qui sont investis des missions d’exécution des politiques publiques.  Le temps de l’auto-évaluation  et de l’auto-questionnement a sonné et aucun secteur ne sera épargné. Ministres, secrétaire généraux et directeurs passent au peigne fin leurs stratégies,  programmes et réalisations  dans leurs domaines de compétence respectives  et se soumettent au jugement voire aux critiques de leurs pairs mais aussi le recadrage et conseils avisés du chef de l’Etat qui n’hésite pas à intervenir le moment opportun.

Hier, au Palais de  la République, il était question des Technologies  de l’Information et de la Communication (TIC) et les avancées de notre pays dans ce domaine. Le ministre de la Communication, chargé des Postes et des Télécommunications Abdi Youssouf Sougueh,  et ses collègues de l’Education nationale  et de la Santé, entourés des hauts responsables de leurs départements ministériels respectifs, ont chacun abordé cette question.    Malgré ses faibles moyens, notre pays n’est pas si mal loti dans la maîtrise des TIC. Des avancées majeures ont été enregistrées dans ce secteur porteur de développement.  Le MCPT, via son bras armé Djibouti Télécom, a fait de l’accès au numérique une priorité nationale.   Le développement de la fibre optique, le WIMAX qui a permis de connecter les villages le plus reculés de notre pays mais aussi les écoles connectées et les smarts classrooms en passant par la numérisation des manuels scolaires au MENFOP, les TIC sont devenues des outils indispensables de nos jours.

La création de l’ANSIE (Agence Nationale des Systèmes d’Informations de l’Etat) démontre aussi la forte volonté du gouvernement  à accélérer  la modernisation de l’administration  grâce à l’usage généralisé des TIC en instaurant une bonne gouvernance électronique. D’ailleurs le directeur de  cette agence, Moustapha Mohamed Ismail  a longuement expliqué au cours de la réunion d’hier  les défis de transparence dans le domaine numérique  qui sont dévolus  à cette entité.

Le secteur de la santé n’est pas en reste et fait bon usage de ces technologies pour gérer les  dossiers des patients   et a mis en place une cartographie sanitaire numérique.

Néanmoins, ces outils doivent être utilisés avec vigilance  comme l’a rappelé le Premier ministre, Abdoulkader Kamil Mohamed  étant donné que des virus redoutables circulent  et paralysent  même des pays développés.

Les réunions vont se poursuivre  à un rythme soutenu au palais présidentiel. Elles démontrent,  si besoin était,  que le moment est venu de marquer un temps d’arrêt et de tâter le pouls des différents départements,  mais aussi de recadrer certaines actions.

In fine, le chef de l’Etat veut que tout le monde travaille en bonne intelligence pour l’avènement d’un Djibouti émergent. Dont acte.

D'autres informations :